L’édifice, de forme octogonale, s’élève à 42, 60 mètres au-dessus de la mer. Mais la lanterne qui s’illumine le 15 octobre 1911 couronne un phare inachevé. Les gardiens devront encore patienter trois années supplémentaires avant de profiter de certains aménagements intérieurs (menuiseries, carrelages…).
À peine achevé, le chantier du gros-œuvre doit être repris dans l’urgence. La forte tempête qui survient les 21-23 décembre 1911, ébranle le phare et en révèle une grave faiblesse structurelle. Son assise, sous-dimensionnée, doit être surélevée et élargie ; la base de sa tour est renforcée par un chemisage de béton armé. Les travaux se prolongent jusqu’en 1924.
Quelque dix années plus tard, les ingénieurs, s’inspirant semble-t-il de procédés originaux développés pour l’ancrage des barrages en montagne, entreprennent de fixer définitivement l’ouvrage à son rocher à l’aide de câbles métalliques d’une trentaine de mètres de long. Glissés dans des trous de forage, ils sont assujettis au rocher par du béton, puis placés sous tension. La Jument est scellée. Les photos ci-dessous illustrent le procédé d'ancrage employé au barrage de Marèges qui inspira celui de la Jument.
Le phare est automatisé le 26 juillet 1991. La lanterne, équipée d’une lampe halogène d’une puissance de 250 W, émet un feu rouge à trois éclats toutes les quinze secondes.
Sa portée est de 21 milles.
Il n’est pas ouvert à la visite.